COOPÉRATIVE

ÉCONOMIE SOLIDAIRE

LA VALEUR AJOUTÉE DU TERROIR

Le Maroc possède des atouts climatiques, agronomiques, gastronomiques et géographiques qui doivent être exploités pour une valorisation des produits agricoles et alimentaires aussi bien sur le marché national qu'international. Ainsi, de nombreux produits traditionnels et/ou de qualité méritent de se voir conférer une protection afin de valoriser l'histoire des produits et du savoir-faire humain.

Définir un produit du terroir revient à définir le terme terroir qui est communément reconnu comme un espace géographique délimité où une communauté humaine a construit au cours de l’histoire; un savoir intellectuel collectif de production. Cet espace géographique est fondé sur un système d’interactions entre un milieu physique et biologique, et un ensemble de facteurs humain, dans lequel les itinéraires sociotechniques mis en jeu, révèlent une originalité, confèrent une typicité et engendrent une réputation, pour un produit de ce terroir.

Par produit de terroir on sous entend un produit agricole ou alimentaire lié à un espace géographique, à une société et à une culture. Il englobe une vaste gamme de produits allant des fruits et légumes aux produits laitiers en passant par la charcuterie, les boissons, les huiles et les farines. Les trois dimensions retenues dans l’identification d’un produit de terroir sont l’espace, le temps et le savoir faire.

-les plantes aromatiques et médicinales (PAM) sont incontournables au quotidien et le Maroc regorge d'une riche variété d'espèces dont plus de 4.200 recensées. Pourtant, à peine 300 sont récoltées et demeurent très peu valorisées malgré la tendance mondiale.

les plantes aromatiques et médicinales les plus connues localement : - lavande- rose- origan- camomille- menthe polio- lavande sauvage- thym- romarin.

-Agro-alimentaire est l'ensemble desactivités industrielles qui transforment des productions alimentaires issues de l'agriculture ou de la pêche en aliments industriels destinés essentiellement à la consommation humaine : localement on trouve :
-céréaliculture, légumineuse et cressiculture
- agrumiculture et Fruits
- Épices et condiments
- l’apiculture

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ARTISANAT

UN SAVOIR FAIRE UNIQUE

LE HAYEK ET LA DJELABA AMAZIGH

La tenue berbère ou tenue amazigh : est un vêtement traditionnel utilisé par les Berbères, pour les femmes, elles portent un Izar noir ou bleu de 4 mètres sur 2, appelé tamlheft  qui couvre tout le corps. Les femmes mariées sont dotées par un tissu noir ou rouge sur la tête appelé  tamasst  suspendu en dessous des cheveux et des babouches, pour les hommes on trouves des djellaba et chaque village se caractérise par un tissage  et des motifs différents des autres.

Tapis et coussins berbère : Les origines du tapis d'art berbère remontent à l'ère paléolithique (cf. l'ouvrage de Barbatti, ci-dessous). Depuis des siècles, les tapis sont fabriqués selon les mêmes traditions, sur les mêmes types de métiers à tisser. Les différents modèles et ornements ont tous une origine symbolique en rapport avec la religion, les croyances et l'imaginaire de la culture berbère. Ils se sont transmis à travers les générations de mère en fille. Les authentiques tapis berbères sont des pièces uniques fabriquées à la main pour l'usage domestique et dans la plus pure tradition. Celle-ci est menacée depuis le tournant du siècle par la sédentarisation progressive des grandes tribus nomades, mais on assiste parallèlement à un renouveau des formes d'expression et des matières utilisées (tapis de lirette).

Traditionnellement les tapis confectionnés par les jeunes femmes sont ensuite intégrés à la dote lors du mariage. Il est fréquent que ces tapis soient très peu utilisés et stockés par les familles pour la valeur qu'ils représentent. Ils peuvent être vendus en fonction des aléas économiques que rencontre le foyer. Traditionnellement les tapis Berbères sont en laine. Les deux types de tapis en laine les plus représentés sont les Beni Ouarains (motifs géométriques noirs sur fond blanc et laine assez épaisse) ainsi que les Azilal (plus colorés et laine plus rase). Les familles les moins argentées qui ne pouvaient acheter la laine prirent, à partir du milieu du xxe siècle l'habitude de recycler le tissu de leurs habits usagés en tapis. Ce sont les Boucheroïtes aussi appelés tapis du pauvre.

Les coussins :tissé à la main à partir de laine vièrge traitée et préparée naturellement par les femme du village berbère. Chaque pièce est unique. Les paillettes et les motifs berbères font de ces coussins une pièce de décoration sans pareil. A la fois luxuriante, et raffinée.)

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AGRICULTURE

ARBRES FRUITIERS

PLAN MAROC VERT

Le Plan Maroc Vert, lancé en avril 2008, est une stratégie très ambitieuse qui vise à faire du secteur agricole marocain un véritable levier du développement socio-économique au Royaume, à travers l’accélération de la croissance, la réduction de la pauvreté et la consolidation de l’intégration de l’agriculture aux marchés national et international.

La stratégie est articulée autour d’une approche globale qui couvre l’ensemble des acteurs selon leurs objectifs propres. Elle repose d’ailleurs sur deux piliers majeurs: l’agriculture moderne et solidaire.

L’objectif, concernant l’agriculture moderne, est de développer une agriculture performante, adaptée aux règles du marché, grâce à une nouvelle vague d’investissements privés, organisés autour de nouveaux modèles d’agrégation équitables.

Quant à l’agriculture solidaire, l’objectif est de développer une approche orientée vers la lutte contre la pauvreté, en augmentant de manière significative le revenu agricole des exploitants les plus fragiles, notamment dans les zones périphériques.

Cette stratégie est déclinée autour de 7 fondements à savoir:

Faire du secteur agricole le principal levier de croissance sur les 10 à 15 prochaines années à venir: augmentation du PIB agricole, création de 1,5 Millions d'emplois supplémentaires, amélioration du revenu agricole et accroissement de la valeur des exportations agricoles;

Adopter l'agrégation comme modèle d'organisation de l'agriculture (nouveau système de subvention, accès préférentiel au foncier, au financement et aux avantages de l’interprofession, mise en place d’un fonds de garantie de l‘investissement);

Assurer le développement de l'agriculture Marocaine dans son ensemble sans exclusion (développement d'une agriculture moderne et à haute valeur (Pilier I) et accompagnement solidaire de la petite agriculture (Pilier II))

Promouvoir l'investissement privé accompagné de l’aide publique (drainer un investissement annuel de 10 millions de Dirhams autour d’une Offre Maroc ciblée)

Adopter une approche contractuelle pour réaliser le Plan Maroc Vert (réalisation de 1500 projets concrets)

Pérenniser le développement de l'agriculture Marocaine (intégration à la dimension «Changement climatique » au niveau de la conception des projets, reconversion de près de un Million d'hectares de céréales vers les plantations fruitières qui sont de nature à protéger les espaces agricoles, appui à l'utilisation des systèmes d'irrigation à économie d'eau, appui au développement de l'utilisation des énergies renouvelables)

Préparer la refonte du cadre sectoriel (nouvelle politique foncière, nouvelle politique de l’eau, fiscalité, modernisation du marché national, accompagnement, suivi et évaluation).

Les impacts attendus de cette stratégie sont en particulier:

Un impact considérable sur la croissance, la mise à niveau et l’augmentation du revenu agricole comme moteur de lutte contre la pauvreté rurale, justifiant ainsi la mise en œuvre d’importants moyens financiers, institutionnels et managériaux ;

Une amélioration notoire du PIB Agricole, des exportations et des Investissements privés ;

Une lutte contre la pauvreté plus efficace et à plus grande échelle – à la fois dans les campagnes, mais aussi dans le périurbain défavorisé ;

Une nette amélioration du pouvoir d’achat et du rapport qualité/prix pour le consommateur marocain sur le marché national ;

Rééquilibrer sur le long terme le déficit de la balance alimentaire et sécuriser au maximum les échanges.

En quelques années, le Maroc a considérablement augmenté les investissements publics alloués au secteur agricole, ce qui a notamment eu pour résultat une hausse des surfaces cultivées, suscitant l’intérêt de nombreux acteurs du développement agricole.)

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ÉLEVAGE

OVIN ET BOVIN

LE SECTEUR D’ÉLEVAGE PROVINCIAL

L’ovin de race Timahdite a une tête moyenne, de couleur brune avec un troupet en laine blanche ne dépassant pas la ligne frontale. La coloration brune s’étend jusqu’à la l’arrière des oreilles et à la partie supérieure de la gorge. Les oreilles sont de taille moyenne, obliques à légèrement tombantes vers l’avant bien en arrière des yeux.Il a une toison et des pattes blanches. La queue est fine.

Le bélier a un profil busqué, un chanfrein assez épais et des cornes blanches en spirale.

La brebis a un chanfrein droit ou légèrement busqué, mais n’a pas de cornes .
La ville de Timahdite se situe à 30 km au sud de la ville d’Azrou sur la route national N13 appelée communément par les utilisateurs Route du Sahara parce qu’elle traverse le massif du Moyen Atlas et le massif du Haut Atlas oriental après Midelt pour arriver à Errachidia, porte du Tafilalet et du Sahara 2 .La ville est située dans une région à climat très froid qui enregistre les températures les plus basses d’Afrique. Ce qui rend cet axe routier impraticable durant des semaines entières en hiver suite aux importantes chutes de neige qu’enregistre la région.)

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LES ANCIENS MEDINA

Le nom de la ville d'Azrou tire son nom dumot berbère Aẓru, qui signifie pierre, roche ou rocher3. Azrou est surtout connue pour avoir abrité le premier collège berbère de la région, le collège berbère d'Azrou (actuellement lycée Tarik Ibn Ziad), qui fut construit par les autorités coloniales françaises dans le but de former des agents marocains pour l'administration coloniale. Il était l'un des instruments de l'application du dahir berbère, par lequel le roi du Maroc laissait les Berbères régler leurs problèmes de justice selon leurs coutumes, sans avoir recours à d'autres justices (coloniale ou « makhzen»).

La ville fut longtemps négligée par les autorités marocaines depuis l'Indépendance en 1956 au détriment de la ville voisine d'Ifrane pour des raisons politiques. Bien qu'étant la vraie capitale du Moyen Atlas et qu' ayant donné au Maroc un bon nombre de dirigeants et d'intellectuels, la ville n'a toujours pas officiellement le rang de capitale provinciale bien qu'elle le soit dans les faits et légitimement. Les arabophones de Fès, Rabat et Salé s'en sont inquiétés, craignant de perdre le contrôle sur la campagne peuplée en majorité de Berbères, ainsi qu'une compromission de l'application de la Charia (loi musulmane). Le parti de l'Istiqlal, dont les dirigeants sont issus de cette bourgeoisie arabe, a exploité cette tension religieuse et politique en vue de promouvoir le nationalisme marocain. Le Collège devint un établissement d'enseignement de référence dans la région, formant une partie des élites politiques et militaires de 1956 à 1973. Après l'indépendance, le collège d'Azrou fut renommé en Lycée Tarik Ibn Ziad

LES TAPIS BERBÈRE

MOUZOUNE ABARBACHE

Des symboles forts, un tissage traditionnel, des couleurs séduisantes, des motifs originaux... retrouvez à travers les tapis berbères l’expression des femmes libres des montagnes du moyen atlas et des régions rurales du Maroc !
les tapis berbères révèle le savoir-faire et le talent des femmes des communautés berbères. Véritables créatrices, les tisseuses marocaines sont des artistes mises en valeur, porteuses d’une histoire passionnante, de leur histoire familiale et de celle de leur tribu berbère. L’existence même des tapis berbères confirme l’imagination, la sincérité et le talent incontestable des tisseuses berbères.

BOUCHARWITE

Le tapis Boucherouite, considéré comme un objet de décoration issu de « l’art pauvre », est né à la suite de changements économiques, sociaux et culturels dans les zones rurales du Maroc. L’élevage nomade de troupeaux laisse peu à peu place à l'agriculture sédentaire et à d’autres formes d’emploi plus modernes. La laine utilisée comme matière première brute pour la fabrication de tapis à usage domestique devient ainsi de plus en plus difficile à trouver. La laine étant aujourd’hui rare et précieuse, les tribus marocaines du moyen Atlas doivent contourner cet obstacle et trouver d’autres matériaux de substitution.

LA PISCICULTURE

LA TRUITE DE L'ATLAS

Le Centre National d’Hydrobiologie et de Pisciculture d’Azrou vient de se doter d’un aquarium national où sont exposés une vingtaine d’espèces d’eau douce du Royaume, dont la truite arc-en-ciel, la truite fario, la carpe, le brocher et le black-bass (Achigan à grande bouche). cet aquarium national, aménagé par le Haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification au centre national d’hydrobiologie et de pisciculture à Azrou (Province d’Ifrane) vise à réaliser deux objectifs essentiels. Il s’agit, a-t-il expliqué en marge de la cérémonie d’ouverture, de l’exposition de la richesse piscicole existante dans les différents milieux aquatiques des eaux continentales au Maroc, composée de poissons d’eau douce vivant aussi bien dans les cours d’eau que dans des lacs, plans d’eau et barrages du Royaume, ainsi que la sensibilisation du grand public, à travers notamment l’organisation de visites guidées.

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